Ahimsa Forum – Global Health Social Entrepreneurship and Faith Inspired Communities – June 27-30 2017

129 Participants from 35 countries

Thursday, June 29th – Session 7 : LEADERS

Faith inspired communities face cascading challenges in the workplace but they add very

specific values, perspectives and vision that are commonly undervalued. There are, however, remarkable

stories of success and behind them are special leaders. We need such leaders for a better world. How do

successful leaders stand out and what can we learn?

Setsuko Klossowska de Rola, Unesco’s artist for Peace JAPAN

Valérie Lorentz-Poinsot, Executive Director, Laboratoire Boiron FRANCE

 

« Impossible is just an illusion » – Zeina ABDO – Founder, Smile for Hope (Lebanon)

 « Leadership is about creating a community of mutual respect, purpose and a commitment to do good. » – Arancha GONZALEZ, Executive Director, International Trade Center (Spain)

 « Humility is the lynchpin of the service of transformative leadership. » – Azza KARAM, Sr. Adviser, UN Interagency Task Force on Religion and Development (Egypt)

 « The fire in your belly has to be stronger than the fire outside. » – Linda MAFU, Head Political, Civil Society Advocacy, Global Fund (South Africa)

 « Dreaming is good, but if you don’t build your dreams, that’s just fantasy. » – Tony MELOTO, Founder, Gawad Kalinga (Philippines)

 « You matter… dare to be ! » – Saba AL MUBASLAT, Chief Executive Officier, Humanitarian Leadership Academy (Jordan)

 « With the right attitude, problems in life become blessings and opportunities. » – Richard NIJIMBERE, Deputy Manager, Maison Shalom (Burundi) 

 « Charting the direction to reach new goals by taking the responsability and the risks for doing what is right. » – Joanna RUBINSTEIN, President and CEO, World Childhood Foundation (Sweden)

 « There is no genuine progress without genuine love. » – Dylan WILK, Executive Director, Human Nature (Philippines)

 

 

 

Entretien avec Cécile Reinaud

Portrait de Cécile ReinaudCécile Reinaud est la fondatrice de la marque Séraphine

A un moment donné de votre carrière vous souvenez vous avoir dit OUI à vos pouvoirs, à vos capacités ?

Vous voulez parler d’un moment déclencheur ? Alors c’était quand je travaillais en agence de pub. Et on m’a demandé d’écrire un speech pour le PDG de Shell. Et j’ai écrit un speech pour lui, qu’il a décidé d’utiliser tel quel, du coup, devant toute son équipe de management international. Et donc le fait d’avoir réussi à faire cela, ça été un déclencheur pour moi, de me dire, si j’arrive à faire ça, je peux faire plus, oui c’est possible.

Au nom de quoi faites-vous ce que vous faites ? Qu’est-ce qui vous anime ?

Je fais ce que je fais pour rendre belles et bien les femmes enceintes. Et ce qui m’anime c’est la passion de la mode, que les femmes enceintes soient belles. J’ai deux enfants, j’ai eu deux grossesses et ça fait partie de ma motivation, mais quand j’ai commencé ma société, je n’avais pas eu encore d’enfant. J’avais la fascination du corps de la femme enceinte que je trouve très beau et j’avais le désir de pouvoir le mettre en valeur. Le mettre en valeur avec des vêtements qui sont de qualité et à la mode.

Quelles sont les deux conseils que vous donneriez aux autres femmes pour s’autoriser à dire OUI à leurs capacités, Oui à leurs pouvoirs ?

Alors, cessez de douter de vous-mêmes ! Faites confiance à votre instinct et donnez-vous les moyens de vos rêves.

Vous-même vous n’avez pas eu de doute ?

J’ai douté à certains moments, parce que les doutes ils sont là. On a tous des doutes à des moments dans la vie. Donc … mais c’est vrai que c’était différent, moi quand j’ai lancé ma société, j’étais jeune, j’avais 30 ans, j’avais justement la naïveté de la jeunesse, pleine d’enthousiasme et d’énergie. Et ça a été en ma faveur.

Si c’était à re-faire, avec le recul et l’expérience, que feriez-vous différemment ?

Ce que je ferais différemment, c’est que je m’entourerais d’une équipe de plus grande qualité, plus tôt. Je pense qu’en tant qu’entrepreneur c’est difficile au départ parce qu’on a forcément un budget un peu « peau de chagrin », donc on a tendance à essayer de faire des économies sur les salaires des employés et en fait c’est une grave erreur ! Il faut toujours recruter les meilleures personnes dès le départ.

J’ai une équipe féminine pour ma part, très féminine, puisque que j’ai 90 % de femmes.

A ces femmes, vous leurs dites d’oser dire oui ?

Et bien je les vois douter, comme tout le monde, mais j’essaie de créer une culture d’entreprise qui soit très ouverte… En essayant de donner beaucoup de pouvoir aux gens, méritocrate, avec un système de bonus qui encouragent les gens à vraiment prendre des initiatives, à donner le meilleur…

Vos rituels avant d’entrer « en scène » face à votre équipe ou face à vos clientes ?

Non je n’ai pas vraiment de rituel. Je pense qu’il faut trouver son énergie chaque jour. Trouver au fond de soi-même la motivation et l’énergie chaque jour, la trouver et la communiquer aux autres ! Pour moi, l’énergie me vient de la musique. Ecouter de la musique. J’écoute de tout. Mais par exemple Beyoncé, c’est très « women power », ça donne vraiment « du boost ». Mais en l’occurrence, toutes les musiques peuvent m’apporter de l’énergie. J’ai des gouts éclectiques.

Voyez-vous une différence entre le management des hommes et des femmes ?

Oui une énorme différence.

Les femmes sont plus dans la recherche du compromis. Moins dans l’exercice du pouvoir et du contrôle. Les femmes pensent plus latéralement et collaborativement. Elles sont plus dans la collaboration que dans le travail en solo.

Mon choix d’avoir une équipe majoritairement féminine vient entre autre de là. Mais aussi parce que le domaine de la mode et de la mode pour la femme enceinte est plus propice à attirer des femmes.

Votre mentor féminin ?  En avez-vous un ?

Je n’ai pas de mentor. Mais j’ai des modèles. J’aime bien Arianna Huffington, la créatrice du « Huffington Post ». Pour moi, c’est une femme d’entreprise qui a révolutionné le monde de médias et qui en même temps, elle a sorti un livre récemment, qui prône l’équilibre entre la vie familiale, la carrière, les aspirations personnelles. Elle développe cela dans son livre. En anglais cela s’appelle « Thrive » (prospérer en français). Je trouve que sa sagesse, qu’elle a développé dans ce livre, est inspirante.

Vous-mêmes vous arrivez à tout mener de front ?

Et bien on fait du jonglage, mais ça va oui, j’arrive à mener vie familiale et vie professionnelle.

Qu’est-ce qui vous donne le sourire ?

Qu’est ce qui me donne le sourire ? Au quotidien ? D’abord mes collègues sympathiques, des fleurs dans mon bureau et mes enfants bien sûr !

Aimeriez-vous partager quelque chose d’autres avec les lecteurs et lectrices du blog ?

Et bien qu’elles peuvent lire notre blog à nous ! Le blog de Séraphine, il est en anglais, mais il est plein de conseils à la fois comment s’habiller, sur qu’est-ce que les stars portent, sur comment bien se nourrir, sur la beauté… Si elles veulent connaitre un peu plus la philosophie de la marque Séraphine, elles peuvent visiter le blog.

Qu’est ce que Séraphine ?

La marque Séraphine est née en 2002, de l’envie de Cécile Reinaud, styliste et maman de deux petits garçons, de réinventer la mode pour les femmes enceintes ! Dès la première collection, elle a remporté un franc succès et la clientèle « people » a été au rendez-vous. Depuis Séraphine a gagné ses lettres de noblesse en habillant la Duchesse de Cambridge, Zara Phillips mais aussi les plus célèbres stars Hollywoodiennes telles que Halle Berry, Kate Winslet, Jessica Alba, Jennifer Garner, Kate Hudson, Angelina Jolie…

http://www.seraphine.fr/

 

Interview with Susan Olivier

Photo portrait de Susan Olivier

Susan Olivier is Vice President Consumer Goods & Retail Industry, Dassault Systèmes

At what moment in your career do you remember saying yes to your abilities, to your talents? Were you aware of this moment happening? 

I think as I look back, yes I can say there were two very important moments for me. I don’t think at the very second I realized the first one, I realized the second one. But the first one I was maybe in my very early twenties and starting to work. And I am old enough to have seen many changes in how women are seen in the working world. I have daughter. I have a granddaughter and the world they are experiencing is very different than when we grew up. And I remember being in my early twenties and working with a woman who was in her forties and saying how do you do it, how do you manage all of this? You are so well organized, you are always so sharp with your information, you command the room you are so well dressed. She was just to me the epitome of an executive woman. And she said you know there is no magic to it. There is no magic. You just have to believe that you can do it as well or better than anybody else and go for it. And I thought she was maybe not taking me seriously and I then realized, this was late one evening, I realized the more I thought about it over the next few days as I watched her, I realized that really what she did was just prepare better and analyze the situation better and that made her then the one who could command the room. And that for me was the first moment that I realized that if I wanted something and I worked at it why not, why shouldn’t I be able to do it as well or better than any of the men who were the business leaders at the time or any other women in our organization. I’ve had the good fortune to work many, many years in the fashion industry which is very open for women but working in manufacturing perhaps was a little less so. And so she was a great inspiration to me.

The second moment for me was in my early forties and I had an opportunity to make a career change from where we lived and worked in Canada to the US. And to really take on a totally different job and a big risk. And I was talking to my husband – do we do this, do we uproot the family, what about the children, what happens if I fail and he looked me and said why would you ever A. doubt your abilities, and B. doubt that we would support you. He asked if he had such an opportunity would I even raise the question and I said no of course not. Then he said then why shouldn’t I support you? You’re the one with the opportunity.

Yes, it was my husband. What’s the worst thing that could happen if somehow you hate the job or you fail? We won’t starve to death. We won’t be without food. We’ll adjust. He said go for it. You have the talent, you have ability, go for it. And that for me that sense of the support from my family was the insurance policy I felt I had to then take any additional risk to go to the next level of senior management. And I’ve never looked back. I work hard. I love what I do and knowing that my family is there for me in good times and bad and that I can change my job, If I don’t like it I can change my job and the only person I have to answer to is me. I don’t have to worry about anything else. Because I have that unconditional support from my family. That’s an important sense of security. And I don’t say that lightly to young women for example because it’s not about asking permission, you don’t have to ask anybody’s permission to do what’s important for you. But when you have the responsibility as part of a family and you are a two-income family and you are raising children, these are joint discussions, these are important discussions. And so knowing that I had that unconditional support was helpful for me in feeling bolder at taking risks. I was aware of that moment happening because I felt like a weight had been lifted off my shoulders.

Why do you do what you do? What motivates you?

I have always been motivated by the idea that what I do can make a difference. I can somehow leave something of myself behind in the world I see that in my family, I see it in my children and grandchildren that I leave behind but also in the world that I can leave them. And so when I worked originally in fashion it was the idea that I could work to make a brand better or a retailer better and after 30 years in fashion I am moved into working with the technologies that support fashion and I have been doing that for quite a while already and that to me was even a bigger opportunity to have an impact on the broader world because it’s not just one brand or one retailer at a time, it’s an entire industry. I lead a team that has the ability to impact an entire industry. And that’s very exciting. The world is changing extremely quickly when it comes to technology. When I started working we didn’t even use the fax machine and now I work with all kinds of technology that are generations ahead of fax machines, augmented reality, all of that. It’s great! And that’s what motivates me, being able to make a difference.

What two pieces of advice would you give to other women to empower them to say YES to their abilities, yes to their strengths?

I think that women by nature are more collaborative. Regardless of how we are raised, we want to be in an environment where there is perhaps less competition and more cooperation. And sometimes that makes us hesitate to push too hard for something even if we believe it is important. so My advice to young women is to find what you love to do and find what you can do well and then go out and be the best that you can be and if that means that you are a team leader and not just a team contributor go for it. Be the best leader you can be. Learn the skills that you don’t have. And maximize the strengths that you do. Never be afraid to go for it.

If you could do it over, looking back now with your experience, what would you do different?

I think I would maybe push harder earlier. Again I think perhaps because I started working at a time when women were not expected to have lifetime careers but only to work for a certain period, even I had a sense that I may not be working forever, I may not be climbing a ladder forever. Now I look at it and say this is a lifelong journey. I will be learning and growing my entire life. Whether that is through the work I do today or different work in years to come and ultimately perhaps through consulting or teaching or other things as I get older or writing which I also love to do. My whole life will be a journey up until the last moment. So there is never an end to the journey that we are on. So my advice would be to go fast, go hard and keep going, don’t hold yourself back.

Do you have a manager? If you have one, what have you learned from him or her?

I have had many managers over my career. I think that we can learn many good things from our managers. Sometimes what do to and sometimes what not to do. the things that I have learned that I try to take advantage of is to always have a big ambition, a big dream and try to inspire other people to see that and to help paint a clear picture that people can move towards. I think that has been a very good learning for me. One thing I have learned not to do is to micromanage my team. I try to give them a direction let them choose their own path.

What are your « rituals » before entering into a room to meet with clients or an important meeting?

I have two rituals. I am actually by nature a very shy person. Particularly when I am speaking to customers or sometimes I speak to large groups, hundreds of people, and I have to remind myself that I am there for a reason. That I have information which is probably something that they don’t have and are interested in. I have something valuable to offer them and it’s important that I offer it in a way that is as clear and as compelling as possible. Because people are very busy and so if I am going to ask them to give me some of their time I need to give them something worthwhile. But they’re there for a reason and they probably think that I have something worthwhile. So it’s important that I can learn how to convey this to them well. And so I think speaking well and being able to organize your thoughts is very important.

And the other ritual I have is something else I learned from one of my managers. He said you know everybody’s lives are very busy and we often today go from one meeting to another and we change topics every hour. So never assume that everybody in the room remembers why they are there. You have to start by reminding them what is the purpose, what is the objective. And sometimes that is as simple as the agenda but other times it’s just taking a step back and reminding them of the bigger picture, and what is the important inspiration that brought them there in the first place. So I always try to have that fresh thought – why are they here? How can I make it worth their while?

Do you see a difference between the management styles of men and women?

Oh very much. Men are very much in their nature, and even in the games they play as boys, very much focused on command and control. There is a leader and then there are followers and boys are always positioning for who will be the leader like who who leads the army, who controls the fort. Women by their nature, and in the games we play as girls, are more y collaborative, such as playing teacher, or tea party.. And I think we learn the importance of participation and collaboration. I believe this actually makes women very good leaders of teams because we are more participatory. Where we sometimes run into challenges is that, as women, we have to remind ourselves that not everyone is approaching the discussion from the same perspective and this is something that I have learned over time and from managers as well. If I am in a negotiation situation, a business deal or trying to gain over a new employee or a new customer, as a woman my style is always to say what can I offer you before I ask you for something in exchange so that we’re going to collaborate but I am going to always make it fair. And what I sometimes see is I will make an offer and a woman will reciprocate with her offer and we will go back and forth and we will find a good common ground. A man will make take my offer and he will say thank you very much I am done. And so I think women are always looking to find a common ground and to collaborate and men are looking to win. What I have observed over more than 30 years is we win better when we work together.

As a woman at the level of the board of directors, do you get the impression that it changes something on the board? For you?

Well I am not currently on a board of directors, not here within my current company. But I have been on different boards in the past. And the communication style that women bring does change the dynamics of a room. We generally bring our strengths to collaborate and to find common ground and find what will be meaningful for other people. Bringing that to board situations and to executive leadership situations allows for ultimately a better exchange and a bigger goal for the total team because it’s not just about how I win, it’s about how we all win. So the total team or the total board or the executive committee is looking at the bigger and we are working towards larger goals and I think women’s natural style does tend to bring this out.

A female mentor? Do you have one?

No I never actually had anyone that I would call a formal mentor. When I had a good manager I would often ask many questions to learn. But I have on the other hand been in situations where I have been a mentor and in fact someone just asked me if I can be her mentor and we are having our first lunch tomorrow. Have just started meeting. I do think it’s important to find people with whom you can communicate openly. Sometimes it’s easier if they work in a different company so you can speak about the broader issues or style and not individual problems. But overall I think mentorship is a very good thing. Looking back one thing I would do differently is look for a mentor because I didn’t have one before.

What do you dream of, what makes you dream?

As trite perhaps as it sounds, I would like to look back and say I have left the world a better place than I found out it. And that means from two aspects: One, I want to ensure that the world I leave my grandchildren is a better place with more opportunities for my granddaughter, with more inspiration for my grandson. And they’re wonderful and both my children and grandchildren I think are seeing a more open world than what I might have been expecting when I was young. So from a people perspective, I want to leave the world a better place for my family. But I also see these things around me and I see how fast the pace of change, of technology change around us is happening. I remember the introduction of fax machines, I remember the introduction of mobile phones and that seems so old already. And so now every few years we are facing a completely new paradigm and I am very excited to be able to participate in things like that. And I believe that I can in some way in some small way make a difference in what happens in the world. And that’s why I like the idea that I can look back at the end of my time and say I’ve made a difference and I’ve done things that I couldn’t even have imagined when I was younger.

Entretien avec Isabelle Bernard

Isabelle Bernard est la Présidente de l’équipe féminine de l’Olympique Lyonnais et des supporters.

ISABELLE BERNARD, PRESIDENTE DE L'EQUIPE FEMININE DE L'OLYMPIQUE LYONNAIS ET DE SES SUPPORTERS

A un moment donné de votre carrière vous souvenez vous avoir dit OUI à vos pouvoirs, à vos capacités ?

En tout cas en avez-vous eu conscience ?

Mon histoire personnelle fait que je n’ai jamais eu l’occasion de me poser ce type de question, mon père nous ayant, avec mes sœurs, toujours poussées à faire le métier de notre choix : « dans tous les métiers, vous pouvez réussir mes enfants ! »

Au nom de quoi faites vous ce que vous faites ? Qu’est ce qui vous anime ?

C’est avant tout une question d’intuition. J’ai rencontré des « filles » à l’OL avec des valeurs d’engagement qui correspondent aux miennes. J’adore gagner, c’est mon moteur.

Quelles sont les deux conseils que vous donneriez aux autres femmes pour s’autoriser à dire OUI à leurs capacités, Oui à leurs pouvoirs ?

1) Ne pas se dévaloriser

2) Se dire que l’avenir est possible pour tous si l’on s’en donne les moyens.

Si c’était à re faire, avec le recul et l’expérience, que feriez-vous différemment ?

J’ai toujours fait ce qui me plaisait et fourni des efforts dans les domaines qui me nourrissaient. Donc, je n’ai aucun regret.

Avez-vous un manager ? Qu’attendez-vous de lui ?

Oui, c’est Jean-Michel Aulas. J’ai besoin de sa confiance et je l’ai. Cela m’est très précieux. J’attends de lui du soutien. L’OL Féminin est une nouvelle activité dans l’entreprise OL. J’ai donc besoin que tous les collaborateurs de l’OL, en particulier de la communication, m’aident à communiquer sur cette belle équipe.

Vos rituels avant d’entrer « en scène » en vol ou face à votre équipe ?

– Je prépare en amont.

– Je me remets en tête les éléments du dossier juste avant.

Voyez-vous une différence entre le fait de manager une équipe d’hommes ou de femmes ?

Je vois bien la différence.

La psychologie des femmes est différente de celle des hommes. Avec les hommes cela doit « clasher » vite quand il y a un problème, avec une équipe de femmes cela peut « couver » donc il faut être plus à l’écoute de l’équipe.

Qu’est ce qui vous donne le sourire ?

Apporter du plaisir aux autres.

La phrase qui m’aide « L’humour est ce qui sauve de la morosité. ».

 

L’Olympique Lyonnais Féminin

La section féminine de l’Olympique lyonnais a vu le jour en 1970.

Les Lyonnaises ont atteint la D 1 en 1978. Le club connait une première période faste au cours des années 1990 en décrochant quatre titres de championne de France entre 1990 et 1998.

Le club féminin rejoint l’Olympique lyonnais en 2004. C’est le début d’une grande aventure pour les Lyonnaises, qui va les conduire aux plus hautes places des podiums nationaux et internationaux : neuf titres consécutifs de championnes de France entre 2006 et 2015 et deux titres de championnes d’Europe en 2011 et 2012.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site : www.olweb.fr/fr/feminines/

 

 

 

 

Rencontre avec Nathalie Chaize : « Quand je fais ce que j’aime, je suis bien « 

Photo N ChaizeA un moment donné de votre carrière vous souvenez vous avoir dit OUI à vos pouvoirs, à vos capacités ? En tout cas en avez-vous eu conscience ?

Oui… la 1ère fois, c’est lorsque j’ai décidé de créer mon entreprise. Pendant mes études, j’ai suivi des cours du soir, j’ai travaillé seule, j’ai participé à un concours international présidé par Paco Rabanne.

Et je n’ai pas eu de doute, travailler pour un autre pouvait s’avérer compliqué alors, je me suis dit « je fonce » !! 23 ans, rien en poche… mais une forte envie de dire OUI !

Je me suis dit « j’y vais, je n’ai pas peur, je crée mon entreprise »… J’ai souvent, dans ma vie, senti cela et fais mes propres choix.

Au nom de quoi faites vous ce que vous faites ? Qu’est ce qui vous anime ?

C’est l’ENVIE. C’est la question que je me pose sans cesse : « de quoi ai-je envie ? » Pour les tenues, c’est pareil, je m’habille avec mes propres collections. Pour moi, ce que l’on porte est en lien avec ce que nous sommes. Et être bien dans mes vêtements contribue à me rendre heureuse et avoir de l’allant pour aller travailler le matin et ainsi donner le meilleur de moi même.

Si c’était à re faire, avec le recul et l’expérience, que feriez-vous différemment ?

Peut-être l’installation à Paris, car c’est une autre échelle et le fait d’être à Lyon nous donne une image provinciale. C’est la famille qui nous a fait rester dans la région et d’ailleurs ma fille Paloma a décidé de s’installer à Paris et crée aujourd’hui une ligne de lingerie … La mode est plus grande à Paris ….

Travailler dans son propre entreprise, et en couple, n’est pas difficile parfois ?

Cette entreprise est avant tout une histoire d’amour. Notre priorité a toujours été le couple. Et Nos Priorités : le respect de l’autre. Quand on travaille ensemble, il faut que le couple soit solide et que chacun ait bien son propre territoire …

Vos rituels avant d’entrer « en scène » en management ou face à vos clientes ?

Tout d’abord je pense qu’il est important de bien maitriser son sujet, ensuite il y a deux choses qui me semblent importantes :

  • la 1ère chose sera ma tenue. Nos vêtements vont nous donner un véritable pouvoir… Je me pose la question « qu’est-ce que je veux dégager ? » : séduction, autorité…
  • Je fais aussi de la respiration pour me recentrer. Si possible, je fais 10 minutes de méditation.

Je fais beaucoup de Taï chi chuan, ce qui m’aide à prendre le recul nécessaire.

Voyez-vous une différence entre le management des H et des F ?

Pas tant que cela…

Mon mari par exemple a une manière féminine de travailler. J’ai donc l’impression que c’est plus une question de personnalité qu’une question homme &/ou femme.

Nous avons tous une part de féminin et masculin et je n’aime pas mettre les personnes dans des cases.

Qu’est ce qui vous donne le sourire ?

J’ai toujours eu besoin de donner du sens à ce que je fais. Par exemple, j’aide les femmes en difficulté à travers une association. Les femmes me font vivre, je souhaite leur rendre la pareille et les aider …

Quand je fais ce que j’aime, je suis bien et j’aime transmettre.


Zoom sur Zig-Zag

ZIG ZAG est un Atelier et Chantier d’Insertion (ACI) porté par la régie de quartiers EUREQUA qui mène, depuis 2001, des actions d’insertion socioprofessionnelle à l’égard d’un public féminin en précarité. Cette structure a pour finalité de créer, à travers une activité de couture, un outil d’insertion sociale pouvant servir de tremplin vers l’emploi.

Cette activité permet donc à une trentaine d’habitantes du quartier, chaque année, de bénéficier d’un contrat de travail à mi-temps.

ZIG ZAG est un Atelier et Chantier d’Insertion (ACI) porté par la régie de quartiers EUREQUA qui mène, depuis 2001, des actions d’insertion socioprofessionnelle à l’égard d’un public féminin en précarité. Cette structure a pour finalité de créer, à travers une activité de couture, un outil d’insertion sociale pouvant servir de tremplin vers l’emploi.

Cette activité permet donc à une trentaine d’habitantes du quartier, chaque année, de bénéficier d’un contrat de travail à mi-temps.

Fin 2011, sur la mezzanine de l’Atelier de Zig Zag, un espace d’accueil et de conseil « Reflet de Soie »a été aménagé par l’équipe insertion du secteur bâtiment d’Eurequa. Il comporte des portants qui permettent de présenter les vêtements de Nathalie CHAIZE. Dans le cadre de cet espace « Reflet de Soie », Image Attitude, spécialiste du coaching et de la formation en Image, de la communication relationnelle et du développement personnel, propose un travail sur la confiance et l’image de soi, sur la colorimétrie, sur la morphologie et le style à vocation professionnelle. Proposé aux femmes en parcours d’insertion dans le cadre du PLIE (plan local pour l’insertion et l’emploi), dans le but de les préparer aux entretiens de recrutement.

Les femmes sont conseillées et peuvent emprunter des vêtements de Nathalie CHAIZE pour se rendre à leurs recrutements. Les bénéficiaires sont sensibilisées à leur propre féminité et affirment un style vestimentaire adapté à leur morphologie, ainsi qu’au contexte de l’emploi. Les participantes expriment leur plaisir et leur fierté de porter une « belle tenue » et l’envie de faire partager aux autres leurs connaissances. Les participantes déclarent se sentir davantage en confiance pour aller vers l’emploi, malgré des situations précaires.

Rencontre avec Clara Gaymard

Clara-Logo GE_2012_hte defA un moment donné de votre carrière vous souvenez vous avoir dit OUI à vos pouvoirs, à vos capacités ?

J’avais 19 ans, j’étais en deuxième année de sciences po et alors que je marchais dans la rue, je me suis dis « Clara, pourquoi tu ne tentes pas l’ENA ? »

Cela me semblait d’une folle arrogance. Comment croire que j’en étais capable ? Et en même temps le défi me tentait : « Pourquoi tu ne tentes pas, ça t’intéresse après tout… »

J’ai été élevée dans un environnement où les femmes se mariaient, avaient des enfants et ne travaillaient pas. J’ai eu la chance d’avoir un patron, à la Ville de Paris, qui m’a poussée à tenter ma chance. Au fond, ce qui me plaisait, c’est de pouvoir apprendre encore, et j’ai écarté de ma pensée la question de savoir si j’allais réussir ou pas. Ce qui importait, c’était le challenge et d’aller jusqu’au bout de ce que j’étais capable de faire. Le reste, le succès ou l’échec, n’était pas de mon ressort.

Au nom de quoi faites vous ce que vous faites ? Qu’est ce qui vous anime ?

J’ai tout le temps envie d’apprendre et de découvrir le monde.

Je m’émerveille beaucoup, je suis fascinée par l’intelligence humaine, par la capacité de créer, et par notre inventivité pour trouver des solutions aux problèmes en apparence insolubles.

J’aime la vie et je suis une incorrigible optimiste. Je pense toujours que le meilleur de la vie est celui qu’on a pas encore vécu.

Pourquoi je fais les choses ? J’ai besoin de me sentir toute petite face à une très grande ambition. J’aime beaucoup cette phrase de Sylvie Guillem une danseuse étoile : « J’ai besoin de servir une cause qui est plus grande que moi. »

Quelles sont les deux conseils que vous donneriez aux autres femmes pour s’autoriser à dire OUI à leurs capacités, Oui à leurs pouvoirs?

Faire confiance à la personne qui vous propose une nouvelle responsabilité. Chacune d’entre nous est assez mauvais juge de ses propres capacités. Pour l’avoir expérimenté à plusieurs reprises, quand on propose une promotion à une femme elle s’interroge sur sa capacité à l’exercer. En tant que manager, moi je vois son potentiel. Je leur demande : « Est ce que tu as confiance en moi ? » et je précise: «  Si tu échoues, ce sera de ma faute parce que c’est moi qui aurait fait une erreur d’appréciation et de jugement. C’est ma responsabilité de manager.’’ C’est la façon que j’ai de rassurer les femmes qui n’osent pas prendre des fonctions plus importantes par manque de confiance.

Suivre son envie, et non pas son devoir. Ne jamais se rendre indispensable pour quelque chose que l’on n’aime pas faire.

Et ne pas se poser la question de ce qu’on est capable de faire, mais ce que l’on rêve de faire.

Alors avancer, une haie après l’autre, pierre après pierre et se réjouir de chaque petite étape. Les grands explorateurs ont tous fait un pas après l’autre, sont parfois revenus en arrière. Confiance, persévérance, humilité. Et surtout ne pas prendre les échecs pour des erreurs. Rien de grand ne se fait du premier coup.